Raid In France (Ain) – 16 au 20 septembre 2015

Cette année encore, Raid In France aura su faire honneur à sa devise « Back to Nature ». Malgré une course rendue difficile par des conditions climatiques dantesques (vigilance orange pluie et vent), l’équipe aura su maintenir le cap pour rallier l’arrivée en un peu plus de 79h…et prendre une belle 15ème place.

Compte rendu de course par Anne

Trekking, Stand Up Paddle, vtt, canoë-kayak, canyoning, spéléo, course d’orientation, remontée sur corde, barque… Autant d’activités qui ont trouvées, dans la diversité des paysages de l’Ain, un magnifique terrain d’expression. Sillonnée de rivières, quadrillée de sentiers, jalonnée de falaises, tapissée de forêts, hérissée de petits sommets et ponctuée de collines, l’Ain a été un véritable Eldorado pour ce sport outdoor. Ce Raid in France 2015 a su tirer la quintessence de chaque discipline et mettre à nouveau en valeur la richesse de ce beau département de l’Ain.

C’était une étape majeure pour les « outdooriens » des 4 coins du monde, bluffés par la majesté des paysages et ce malgré une météo exécrable. « France is Magic » nous avait promis Pascal…

Aussi, le team McKINLEY Adventure Racing, composé de son capitaine Vincent LACOUR, de ses orienteurs Christophe AUBONNET et Julien COLLIOUD et de leur féminine Anne SIMON a décidé de rejoindre l’aventure pour 380 km de course et quelques 12 000 m de dénivelé positif.

Avant de vous narrer cette belle aventure de l’intérieur, nous tenons à remercier nos partenaires privilégiés que sont INTERSPORT, notre partenaire principal par l’intermédiaire de sa marque outdoor McKINLEY, qui nous soutient maintenant depuis de nombreuses années ; HOKA pour le confort de nos pieds et de nos articulations ; ainsi que JULBO qui protège nos yeux des agressions extérieurs (et il va y en avoir de toutes sortes…) et tous les partenaires de Raid In France qui, par leur soutien à la course, nous offrent de vivre cette aventure hors du temps. Grace à eux, nous abordons cette course dans des conditions optimums.

Merci à toutes celles et ceux (ils se reconnaîtront) qui nous supportent dans notre préparation tout au long de l’année… Un grand merci également à toutes celles et ceux qui nous ont encouragés pendant la course, à distance, voir même physiquement sur le parcours. Merci pour vos messages…

H -30

Réunis dès le lundi soir chez Marlène (un grand merci pour l’hébergement), nous avons pu nous isoler du reste des compétiteurs et profiter d’un dernier petit plat de lasagnes (merci Pauline) avant que les lyophilisés de course ne prennent le relais. Et en termes de lyoph, l’aligot lyophilisé pour une femme d’auvergnate, excusez, mais il n’y a quand même rien à voir… Je vous en cuisinerai pour le week-end débriefing, promis !

H -16

Dernière mise au point des objectifs de course : l’idée première est de terminer en donnant le meilleur de chacun, au service de l’équipe. Pour Julien, c’est d’améliorer ses transitions par rapport en l’an dernier. Pour Christophe, c’est de se concentrer sur toute la navigation avec l’appui de Ju. Pour notre capitaine, c’est d’être là en toute circonstance et de remonter le moral des troupes lorsqu’il sera au plus bas. Pour moi, c’est de ne pas faire la vaisselle… être la perle rare plutôt que du matos obligatoire. Je vous rassure, mes coéquipiers ont été aux petits soins pour moi.

Ils m’ont quand même fait faire un truc incroyable pour la photo de présentation des équipes : une première en tenue avec la chasuble de la course et tout et tout, une avec nos partenaires et une dans une tenue plus…minimaliste. Vous le croyez… Oui, on l’a fait ! Un casque en guise de cache-sexe et deux casquettes Hoka sur les seins. Résultats des courses : 92 partages, 52 000 possibilités d’être vu sur Facebook. Hum hum… Ce Raid in France commençait très fort! Bref, notre audace a beaucoup plus, y compris à mes élèves et collègues…

Enfin…revenons aux choses sérieuses comme les dernières vérifications d’usage : certificat médical et présentation de la trousse de secours, test montagne pour la remontée sur corde avec nos potes guides, essayage des trollets pour transporter nos kayaks lors des portages… De retour à l’hébergement, nous préparons nos différents sacs (un pour chacune des activités) afin de pouvoir les mettre ensuite dans les bonnes caisses lorsque nous retournerons sur le site de départ : une caisse VTT, un bidon Assistance, une caisse montagne et deux sacs eau. Nous isolons tout dans des ziplocs (que ferais-je sans toi !). Cela nous permet de retrouver des vêtements propres et secs lors des changements de section… enfin presque… hein Vincent ? Pas grave, c’est un rustique : il n’a pas peur de reprendre des affaires mouillées !

H -10

Vite, vite, nous repartons récupérer auprès de l’organisation le profil de course et l’organisation des rotations du matériel obligatoire. Cela va nous permettre de peaufiner notre préparation.

H -7h30

C’est le moment du briefing et de la présentation des équipes. La tension monte : bon stress ! Pascal nous donne les dernières infos concernant les sections. Nous commençons à nous sentir dans les starting-blocks.

H -5

De retour à la maison, derniers préparatifs avant de laisser définitivement nos caisses à l’organisation : 28 kg de caisse VTT chacun, 40 de bidon d’assistance, 30 de montagne et deux fois 20 de sacs eau. Trop facile ! Nous nous demandons si nous n’avons pas oublié des soupes car nous sommes en dessous des poids exigés. Expérience, expérience ! C’est là toute la différence…

H -3

Un dernier petit aller-retour pour finaliser les différentes caisses et nous voilà autour de la table. La discussion va bon train… Un dernier petit dodo pour peaufiner la préparation physique et…roule !

00h00 – Heure H

Le départ est donné à minuit pile : phare vissé sur la tête, sac à dos bien équilibré, partenaires affichés partout où nous pouvions les mettre. Nous sommes « nickel » comme dise mes élèves. Le temps de se prendre une petite pause avec nos amis supporters et nous voilà sur la ligne de départ : 23h55.

Coup de sifflet, une carte pour quatre, c’est parti pour une première course d’orientation en ordre libre. C’est Julien qui va nous mener à travers Hauteville. Nous avons toute confiance en l’enfant du pays. Nous bouclons sans encombre ce prologue en 45’. La pluie est déjà là. Elle s’intensifie au changement de section où nous récupérons l’ensemble de nos cartes pour la première partie de la course. Et quelle course !!!

Section A – Trek « Des plateaux d’Hauteville aux Monts d’Ain »

Xtof prend le relais pour orienter, avec Julien en contrôle. Même averti, avec une carte en partie fausse, l’orientation s’avère très difficile. Cependant nos deux potes assurent bien jusqu’à la balise n°6 où là nous commençons à croiser un certain nombre d’équipe en déroute, comme Arverne Outdoor « Ça fait deux heures que nous tournons, les autres équipes se sont barrées ! ». Cela étant, nous poursuivons dans nos choix. Ils vont être mis en mal. Mais, qu’à cela ne tienne, si nous ne la trouvons pas par une voie, nous allons tenter en faisant le détour… Eurêka ! Elle est là cette foutue balise ! Il faut peut-être qu’on intègre de faire un certain nombre de demi-tours/détours avant de trouver ces bouts de toile orange tant convoitées… La balise suivante va nous conforter dans cette idée avec une bonne grosse ½h à jardiner… Le passage en haut des Monts d’Ain nous permet d’admirer la vue et de profiter de meilleures conditions climatiques. La pluie a fait place à un peu de vent. La confiance de nos orienteurs va encore être mis à mal par le gouffre (et quel gouffre !… il descend jusqu’au lac) qui nous attend à la balise 9 avec encore…et encore…quelques détours dont seuls Xtof et Ju ont le secret. On creuse une nouvelle fois avec nos copains d’Arverne… Heureusement, tout rentre dans l’ordre et nous rejoignons les rives du lac de Nantua. Nous avons fait le dos rond sans jamais lâcher l’affaire mais nous sommes toutefois en retard d’environ 5h sur notre temps de passage estimé.

Section B – SUP « Traversée du lac de Nantua »

À l’AT2, lieu dit le marais plage, des paddles nous attendent pour aller jusqu’au club d’aviron de Nantua. Xtof, Ju et Vincent se montrent très pro sur leur planches pendant que moi j’assure en restant assise -ce qui ma foi est reposant-. Pascal, ainsi qu’un rayon de soleil, nous attendent en fin de section. Nous croisons aussi Toma Pardoen, rouge comme une écrevisse car victime d’une allergie à son sac ou ses vêtements neufs.

Section CTrek « Par les falaises de Grande Roche »

La section débute par une très belle montée dans un pierrier puis nous cheminons sur une sente surplombant le lac : magnifique ! Cette section nous offre de superbes forêts et une jolie traversée de guet pour prendre la balise 11. Pour moi, elle est synonyme d’un petit moment d’absence et d’une balise 11 qui se transforme en balise BT1 lors de la lecture du roadbook. Les copains vont m’en parler jusqu’à la fin du raid. La montée jusqu’à l’AT4 nous permet d’anticiper la transition pour aider Ju, avec succès. Béatrice nous attend pour une petite vérification du matériel obligatoire.

Section D – VTT « À travers le Haut-Bugey »

Au départ de la forêt du Vernay, nous devons rejoindre l’AT5 en aval du barrage de Coiselet en empruntant les gorges de l’Oignin. De mon point de vu d’équipière, cette section à VTT a été difficile pour nos orienteurs. Ils semblaient moins calés sur qui fait quoi, la fatigue aidant. Il est donc décidé, au sortir de la traversée de route au niveau de Martignat, de faire une petite pause pour manger un bout et recharger les accus avec un petit dodo d’une dizaine de minutes (car finalement, avec un départ à minuit, la journée de mardi passée à préparer se fait bien ressentir !). De retour sur nos montures, nous reprenons un rythme assez régulier, sans coup de fatigue ni sommeil… Heureusement car dormir sur le VTT, c’est juste impossible et surtout dangereux. Nous progressons sans trop d’erreurs malgré un réseau important de chemins. Xtof semble mieux dans sa carte avec Ju qui se place plus en retrait au niveau navigation, n’intervenant que pour des choix d’orientation plus précis. L’entrée dans les gorges de l’Oignin est marquée par un joli passage de cascade et petites failles. Nous devons en enjamber une pour rejoindre la rive gauche et poursuivre en direction de la balise B13. Il nous faut ensuite retraverser la rivière –cette fois ci en se mouillant les pieds- pour récupérer le sentier rive droit. Lorsque nous arrivons à l’AT5, nous sommes en début de soirée de mercredi. Le vent est de plus en plus fort.

Section E – Kayak « Au fil de l’Ain »

Nous attaquons donc cette section kayak de nuit. Gigantesque pour Vincent et moi. Nous nous sommes vraiment fait plaisir avec la sensation d’aller vite. C’était plutôt grisant malgré un très fort vent parfois de face, parfois de côté qui nous a obligé par moment à nous cramponner à notre pagaie. Cela l’était beaucoup moins pour Xtof et Ju qui devaient lutter contre le sommeil. Aussi, après le passage du 1er barrage et donc le 1er portage, nous avons réalisé un sommeil flash de 10 minutes qui nous a plongé avec Vincent dans un état semi-comateux. Par la suite, nous avons eu du mal à diriger nos bateaux… et zig… et zag… jusqu’à la fin de la section au camp de Thol. Heureusement Haribo a contribué à notre lutte acharnée contre dame Morphée. Bref, nous avons dû faire quelques mètres supplémentaires sur cette belle rivière au courant impressionnant… trop car nous n’avons pas eu le loisir d’emprunter le toboggan et la vague de Neuville pourtant si réputée. AT6, nous décidons de faire un gros dodo de deux heures. Malheureusement, celui-ci est de très courte durée car la pluie annoncée commence à tomber très sérieusement. L’organisation est inquiète. Le département est en vigilance orange. Nous écourtons notre douce nuit pour partir avec nos VTT sur la section suivante.

Section F – VTT « En route pour le canyon de la Fouge »

Après ce réveil humide et ce départ précipité, nous devons rapidement patienter près d’une heure pour traverser de la rivière. En effet, deux kayaks amarrés l’un à l’autre pour former un radeau permet de faire traverser seulement deux équipiers en même temps. Les gars de l’orga ramène l’embarcation à l’aide d’un système de cordes Il pleut plein pot !!! Xtof et Ju vont être exemplaire en matière de trajectoire malgré un courant très fort à cet endroit. Nous poursuivons à travers champ en dégustant pommes, noix et raisins ramassés au passage. C’est franchement délicieux et rafraîchissant en comparaison de nos gels et autres barres. Le temps est toujours à la pluie battante et la température baisse considérablement. Le parcours est très roulant mais très chouette au milieu du vignoble de Cerdon/Bugey. Nous avons même pensé pouvoir nous réchauffer du côté de Châtillon-en-Michaille avec un café proposé par une gentille petite mamie, mais notre compagnon de route (un chien) depuis le village d’avant en a décidé autrement en effrayant l’octogénaire. Nous poursuivons en espérant des heures meilleures. À l’approche de l’AT7, nous nous faisons une petite frayeur. Un manque de vigilance et nous aurions pu faire un beau détour en allant chercher la balise B15 du canyon avec nos vtt. Heureusement, Ju sent le truc qui cloche et me demande de vérifier sur le roadbook… Ouf !

Section G – Canyon « Exploration du canyon de la Fouge »

Comme nous le pressentions, le passage par canyon de la Fouge est annulé. Nous sommes déçus mais content que l’organisation ait pris cette décision. Les guides ne peuvent même pas déséquiper la cascade tellement l’eau est montée. Le temps de se réchauffer sous une bâche avec soupe et café (merci les gentils bénévoles), d’enfiler des vêtements chauds pour moi, nous ré-enfourchons nos montures préférées (tout va encore pour le mieux au niveau de nos postérieurs) pour repartir sur la section suivante.

Section H – VTT « Via le mont D’Aranc »

Sur cette section au profil plutôt descendant, pour moi, là, c’est la fatigue… Je ne me souviens même plus de la montée – et pourtant il y avait encore un peu de dénivelé à faire -. Je me souviens seulement que je n’avais plus de frein à l’arrière et que j’ai fait tout le raid sans… Les copains me disent qu’on en a profité pour faire quelques rushes vidéo avec Sylvain dans la superbe (de par son engagement et sa technicité) descente sur Chaley. Bref…

Section I – Trek / Cordes « À l’assaut de la cascade de Charabotte »

Ravie en ce qui me concerne de rallier la section suivante, nous allons nous suspendre dans les parois de la via-ferrata et assister au spectacle grandiose de la cascade du moulin de la Charabotte. Ça crache fort, le tout dans une luminosité qui accentue la beauté du site. Extraordinaire ! De surcroit avec Jean-Jacques et son appareil photo, là pour nous espionner. Un grand bravo à Ju et Vincent qui ont pris beaucoup sur eux pour ces épreuves d’équilibristes. Ju va le payer plus tard à l’assistance… Quel don de soi !

L’Assistance à Hauteville

Un très très grand moment. Là où tout est remis en cause. Une fois prêt pour la section suivante (Ju a tout donné pour assurer le changement de section), nous partons nous reposer pour trois premières heures en salle suivi de 2h30 de pénalités dehors ou presque pour compenser le shunt du canyon. Bref… Tout se passe presque bien. Ju consulte la médecin pour se faire enlevé une épine sous le pied. Ses pieds qui sont très jolis (il a assuré, des vrais pieds de bébé bien tannés). Elle le rassure. Quelques minutes plus tard, je l’entends se précipiter sur la poubelle. Mais que lui a-t-elle fait ? Oh là là… Je vous le dis : il se vide de ses tripes. Il passe dans le couloir : ça va être un festival de vomissements incessants jusqu’à ce que la gentille médecin reviennent le voir et finisse par l’isoler. Impossible de lui faire garder le moindre médicament, ni la moindre cuillère d’eau. Le verdict est clair : déshydratation. Ju ne peut pas repartir dans cet état. Deux solutions : soit il est perfusé, remis sur pied dans la demi heure mais nous sommes hors course, soit nous attendons qu’il puisse garder quelques choses au fond de ses entrailles… Ju n’est pas vraiment motivé pour repartir dans cet état, ce qui peut se comprendre. Je ne le connais pas assez pour le bousculer mais c’est notre grand Vincent qui va s’en charger. Nous n’avons plus qu’à poursuivre avec Xtof pour le rebooster cuillère d’eau gazeuse après cuillère d’eau gazeuse, à grand coup d’encouragements et de non renoncement pour éviter tous regrets d’après abandon (parole de raideurs). Trois heures d’assistance, plus deux heures trente de pénalité, plus deux autres heures de remise en forme… Nous repartons enfin bras dessus bras de dessous en VTT.

Section J – VTT « Du plateau du Retord aux prémices du Haut-Jura »

En fait, c’est laisse entre laisse (pardon laisse de chien pour les non initiés). Nous sommes à ce moment tous liés par nos  « tirs minette » comme les appelle Stéphane Dumortier. Ju ne répond plus de rien. Un zombi sur un VTT vous avez déjà vu ! Eh bien oui ! Cela va durer 12h00 avant qu’il ne puisse se réalimenter à peu près correctement. Cette section Hauteville-Lompnes – La Valserine, autant dire qu’elle a été très très longue avec ces 2000 mètres de dénivelé. Accompagnés par la pluie et le brouillard, nous traversons le plateau de Retord et ses chemins à vaches avant de redescendre récupérer la vallée de la Valserine. Heureusement, le temps tourne en notre faveur. Nous avons même droit à un beau soleil lors d’une pose salvatrice pour nettoyer gaillards et machines au niveau d’une petite chute d’eau. Nous en profitons également pour nous restaurer, sauf Ju pour qui c’est encore difficile. La montée par palier jusqu’à la balise 24 n’est pas des plus facile, notamment le dernier palier à partir de Champfromier. Ravitaillement tous les 100m de positif. J’avoue que j’étais à cours d’arguments pour poursuivre. Je pensais avec grande appréhension à la section à pied suivante. Bravo à Xtof qui a orienté seul à ce moment là, même si Ju avait tout de même un œil sur la carte. Hervé, en voyant le tracker, se demandait bien ce qu’il se passait. Oh, rien de grave ! On essayait juste de terminer la section avec un coéquipier victime d’une gastro foudroyante. Quand on voit le nombre de calories qu’il faut pour avaler tous ces kilomètres et tout ce dénivelé, cela relève de l’expédition. (Un grand merci à celles et ceux qui nous ont soutenus dans ces moments difficiles et qui nous ont suivi via le tracker, en faisant parfois des petites nuits comme nous). Heureusement, les paysages étaient splendides. Au passage de la borne au Lion, nous pouvons ainsi contempler une partie de la chaine du Haut-Jura. Sur le single suivant, devant nous amener à l’AT11, la pluie a fait son œuvre, rendant le terrain boueux. Nous devons être vigilant pour maitriser nos montures… Ca glisse fort ! Enfin, nous arrivons à l’aire de transition. Nous prenons le temps de manger un bout. Ca passe mieux pour Ju. Par contre, c’est notre Vincent qui semble un peu moins bien. Il paraît un peu hagard et fait des allers retours entre sa caisse à vélo et le feu qu’on fait les bénévoles. Mais la pose se termine, il faut repartir.

Section K – Trek « A la découverte du Haut-Jura »

La Valserine – Fort l’écluse, une très belle section même de nuit avec un gros dodo après les trois premières balises. Un passage au milieu d’un troupeau de jeunes génisses, toutes plus blanches les unes que les autres mais oh combien joueuses nous remet un petit coup d’adrénaline. Nous ne nous sommes pas trop attardés compte tenu de leur gabarit. Peu de temps après, la gastro flash a cette fois raison de Vincent qui nous offre un beau feu d’artifice de vomissements en pleine ascension. Il a hâte de s’arrêter pour un dodo bien mérité de 2h00 au milieu d’une clairière en pleine nuit. Le ventre encore tout retourné, nous reprenons notre route après que Ju ait rangé méticuleusement sa frontale ! Une longue et périlleuse ascension nous mène au pied d’une immense falaise non cartée (vous dire si les cartes sont justes…). Mais l’orientation est tout de même rondement menée. Ju a repris du « poil de la bête ». De ce promontoire (balise 31), nous continuons à monter en flirtant avec la réserve naturelle pour rejoindre le très joli chalet du Sac où nous trouvons avec plaisir Laëtitia, la bonne chaleur d’un poêle et du pastis. Oui, oui ! Pour la gastro, c’est le meilleur moyen… N’est-ce pas Xtof (n’empêche que c’est le seul qui n’a pas été malade pendant ou après la course). Merci 51. La prochaine fois c’est sûr, nous emmenons une petite fiole. N’est-ce pas Julien ? Nous nous extirpons difficilement de la chaleur du refuge pour une fin de nuit magnifique. Quel dommage de ne pas avoir fait cette section de jour ! La traversée au dessus de Bellegarde puis l’arrivée avec le jour sur Fort l’écluse a été pour moi un long moment de solitude pendant lequel j’ai raconté n’importe quoi à Xtof sous prétexte de rester éveillée. Isabelle pouvant en témoigner à l’entrée du Fort… enfin si c’était bien elle parce qu’en matière d’hallucinations, dans ces moments, c’est assez fort !!! Heureusement la CO dans le fort avait un profil descendant, tout en marches d’escalier. Il n’y a qu’à se laisser aller. Le temps de prendre tout de même une photo sur la terrasse, tels des chevaliers, pour dire que nous étions bel et bien sur ce RIF 2015 d’anthologie. Quatre balises plus tard, nous voilà heureux d’achever cette belle section et de pouvoir aborder la section suivante de barque tant attendue sur ce raid.

Section L – Barque « De Fort l’Ecluse à Génissiat »

Quelle déception ! La barrière horaire étant dépassée, nous sommes bloqués là. Il est 7h30. On nous annonce qu’un bus va venir nous chercher pour nous emmener à la section suivante de VTT. Il nous faudra attendre 11h30 avant de partir. Heureusement, l’organisation s’est montrée au petit soin pour nous. Philippe DESSIGAUD a même réussi à nous offrir du pain, du chocolat et de l’eau gazeuse. Génial ! On a juste le temps de manger quelques soupes ou lyoph que quelques gouttes de pluie viennent nous déranger. On décide de monter notre tente McKINLEY et de faire petite sieste. JeanM’i (notre suiveur HOKA) en profite pour faire quelques clichés. Nous embarquons finalement dans un bus pour une destination inconnue… Evidemment la moitié du bus s’endort.

Section M, N, O –

Nous sommes shuntés…

Section P – VTT « Retour à la maison »

C’est finalement au col de Richemond , à proximité de l’AT14, que nous sommes déposés. Le fameux col de Richemond où les 10 équipes d’orienteurs présentes ont fait un 180° pour trouver l’AT et leurs montures. Evidemment remontés comme des pendules, nous sommes partis en tête tout les quatre pour un contre la montre. Ça astique dans la descente et ça ne fait pas rigoler dans la montée, même s’il faut tracter Ju qui a encore quelques acides lactiques dans les jambes. Malheureusement, on fait tout ça pour rien car cette partie de transition était hors chrono. En fait, le temps ne recommençait qu’au CP suivant, dernier CP avant l’arrivée. Et que dire de cette arrivée sur Hauteville. Joueuse ? Vous avez dit joueuse cette équipe McKINLEY ? Jusqu’au bout !!! Hein Xtof ? A faire des pirouettes avec un vtt en plein milieu des champs… Et c’est avec fierté, et arrosé de vin pétillant par notre grand organisateur Pascal, que l’on boucle finalement ce 7ème RIF pour recevoir plein de bisous de nos moitiés respectives, de nos enfants présents et pour certain de leurs chiens joueurs. Au final, nous terminons cette belle aventure à une honorable 14ème place, les yeux rendus brillants par l’émotion d’avoir pu partager une si belle aventure que seul Raid in France sait nous offrir.

France is magic !

Raid In France is magic !

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